Plaqueminier et paillage : protéger du froid sans déséquilibrer le verger ?

Le plaqueminier (Diospyros kaki) est souvent présenté comme un fruitier robuste, mais le paillage hivernal soulève une tension classique en permaculture : comment renforcer la protection contre le froid tout en limitant les risques induits (humidité excessive, rongeurs, dommages racinaires) ? Autrement dit, le paillage est-il toujours bénéfique au plaqueminier en hiver, et avec quelle épaisseur, à quel moment, et avec quelles précautions ?

Faits utiles en agroécologie

Un paillis limite les variations de température du sol, réduit l’évaporation et amortit les cycles gel/dégel, facteurs de stress pour les jeunes systèmes racinaires. En pratique, une épaisseur de 5 à 10 cm de matière organique (feuilles mortes, BRF mûr, paille) suffit souvent pour stabiliser le sol. En zone froide ou sur sujet récemment planté, 10 à 15 cm peuvent être envisagés, en évitant de coller le paillis au colletPartie basse d'une plante généralement potagère, où se trouvent la racine et la tige, souvent utilisée pour le bouturage ou le greffage..

Quand pailler et quand « remettre » après l’hiver ?

La pose se fait idéalement à l’automne, après les premières pluies, sur sol encore tiède. Au printemps, lorsque les fortes gelées deviennent rares et que le sol se réchauffe, il est pertinent d’éclaircir le paillis (ou de l’écarter temporairement) afin d’accélérer la reprise et d’éviter une humidité froide prolongée au pied.

Rats taupiers : un risque à intégrer

Un paillis épais et continu peut offrir un couvert protecteur aux campagnols (souvent appelés rats taupiers), susceptibles d’attaquer les racines ou l’écorce au collet. En prévention : garder 10 à 20 cm dégagés autour du tronc, éviter les paillis « en dôme », favoriser la diversité d’habitats pour les prédateurs (perchoirs, haies), et surveiller galeries et dégâts en hiver.

Statut du contenu : ExploitableSignaler une erreur