Pour un jardin familial en climat tempéré, la solution la plus simple est souvent la planche libre (sans bordures) si vous voulez un systèmeEnsemble d'éléments interconnectés qui fonctionnent ensemble pour atteindre un objectif commun. En randonnée, cela peut concerner le matériel utilisé, la navigation, les compétences et les techniques. stable, facile à entretenir et durable. Les bordures deviennent intéressantes surtout quand vous avez besoin de retenir un apport important de matière (compost, BRFLe BRF, pour Bois Raméal Fragmenté, désigne des copeaux de bois issus de l'élagage des branches fraîches d’arbres. Utilisé en paillage, il favorise la biodiversité et la fertilité du sol., feuilles) ou de créer une vraie hauteur de culture. L’arbitrage se fait donc sur deux critères concrets : votre besoin de hauteur et votre capacité à gérer l’humidité. En pratique, beaucoup de jardiniers gagnent à commencer en planchesLes "planches" en contexte de cultures potagères se réfèrent aux zones longues et étroites de terre cultivable où poussent les légumes et autres plantes comestibles. libres, puis à border seulement les zones qui en ont une raison claire.
Ce qui change vraiment entre planche bordée et planche libre
Une bordure retient la terre et les matières, ce qui facilite la création d’un volume “en bac” et limite l’érosion sur les côtés. En contrepartie, elle modifie la gestion de l’eau : le drainage dépend davantage de la structure interne, et l’excès d’humidité peut rester piégé si la base est tassée ou peu perméable. La planche libre, elle, s’équilibre naturellement avec le sol autour : l’eau s’infiltre plus facilement sur les côtés, et la vie du sol circule sans “paroi”.
La masse thermique joue aussi : une grosse bordure en bois épais ou en pierre apporte un peu d’inertie, mais une bordure fine peut au contraire augmenter le dessèchement des bords (plus de surface exposée au vent et au soleil). La ventilation du sol est généralement meilleure en planche libre, car les flancs ne sont pas confinés. Enfin, la durabilité compte : une bordure en bois finit par vieillir au contact constant de l’humidité, ce qui vous impose un cycle de remplacement.
Choisir et mettre en place : décisions rapides et gestes efficaces
- Commencez par décider si vous avez besoin de retenir de la matière sur 15 à 30 cm de haut : si oui, une bordure est utile ; si vous restez sur une planche simplement bombée de 5 à 15 cm, la bordure est souvent superflue.
- Regardez l’eau après une pluie normale : si une flaque reste plus de 24 heures à l’endroit visé, privilégiez une planche libre ou une bordure avec un fond très perméable et une structure interne très aérée.
- Si votre sol est lourd (argileux) et se compacte vite, évitez les bacs “fermés” posés sur un sol tassé : décompactez à la fourche-bêche ou à la grelinette sur 15 à 20 cm, sans retourner, avant toute mise en forme.
- Pour une planche libre, formez un léger bombé, puis couvrez immédiatement : 5 à 10 cm de matière organique (feuilles, foin, BRF en fine couche) limitent le battement de pluie et la croûteEn randonnée, le terme "Croûte" se réfère à la surface durcie d'une neige qui a partiellement fondu puis regelé. Elle peut rendre la marche difficile et glissante. de surface.
- Pour une planche bordée, prévoyez une largeur cultivable que vous atteignez des deux côtés (souvent 1,0 à 1,2 m) afin de ne jamais marcher dans la zone de culture, sinon vous perdez l’avantage de la surélévation.
- Dans un bac bordé, faites une “colonne vertébrale” drainante : matières grossières en bas si vous montez en hauteur (petites branches, tiges), puis couches plus fines au-dessus, et terminez par une couche de compost mûr ou de terre structurée.
- Sur les bords, protégez contre le dessèchement : paillez jusqu’au contact de la bordure et arrosez moins souvent mais plus en profondeur, en vérifiant l’humidité à 5 cm sous le paillis.
- Choisissez le matériau de bordure selon l’humidité : en zone très arrosée ou ombragée, préférez des matériaux plus durables (pierre, briques, bois naturellement durable) et évitez les bois qui pourrissent vite au contact du sol.
- Gardez une circulation claire : prévoyez des allées paillées stables ; une planche libre fonctionne très bien si les allées restent toujours au même endroit.
La planche libre est le choix le plus robuste et simple pour débuter, surtout en sol vivant et paillé.
La bordure vaut le coup si vous avez un vrai objectif de hauteur ou de rétention de matière, et si vous maîtrisez le drainage.
Dans les deux cas, la clé est la même : ne pas tasser, couvrir le sol, et laisser l’eau s’infiltrer facilement.