Pour installer une citerne souple, l’essentiel est de lui offrir une base plane, stable et propre, puis de sécuriser l’arrivée d’eau et le trop-plein. La plupart des problèmes (poches d’eau, plis qui fatiguent la bâche, perforations, eau qui verdit) viennent d’un support mal préparé ou d’un manque de ventilation et de gestion des débordements. En pratique, une zone dégagée d’environ 1 m tout autour, un lit de sable bien nivelé, un géotextile, et un trop-plein dirigé au bon endroit suffisent dans un jardin familial. Une légère pente se gère, mais on la corrige au niveau du support, pas en “forçant” la citerne à s’y adapter.

Pourquoi l’emplacement et le support font (presque) tout

Une citerne souple se comporte comme une “masse d’eau” qui s’étale et pousse dans toutes les directions : si le sol n’est pas parfaitement plan, la pression se concentre sur un bord, ce qui accélère l’usure. La masse du bac plein est considérable (1 000 L = environ 1 tonne) : à 2 000 L ou 5 000 L, la moindre bosse, pierre ou racine devient un point de contrainte. L’humidité du sol sous la citerne peut rester piégée : un support trop fin ou mal drainé favorise la stagnation, et donc les odeurs et les mousses. La ventilation autour limite aussi la condensation et facilite l’inspection. La gestion du trop-plein est un point clé : sans évacuation, l’eau ruisselle sous la citerne, détrempe le support et crée des tassements. Enfin, les agressions “externes” sont classiques en jardin : cailloux, ronces, racines d’arbres (frêne notamment), et frottements dus aux animaux (poules, chevreuils) si la citerne est accessible.

Installation simple et fiable, étape par étape

  1. Choisir un emplacement accessible, proche de la descente de gouttière ou de l’arrivée d’eau, et prévoir environ 1 m libre autour pour poser, contrôler et intervenir.
  2. Écarter les zones à racines actives : éviter sous un frêne ou près d’un bosquet. Si des rejets/ronces poussent, les enlever avec leurs racines et maintenir la zone nette (paillage léger autour, mais pas sous la citerne).
  3. Vérifier la pente : si le terrain est en légère pente, décaisser le haut et remblayer le bas pour obtenir une plate-forme plane. L’objectif est une surface horizontale, pas “à peu près”.
  4. Décaisser sur quelques centimètres, retirer tous les cailloux, morceaux de verre, racines et débris durs. Les “petits cailloux” comptent : sous charge, ils marquent.
  5. Poser une couche de sable fin et propre, puis niveler soigneusement. Pour une citerne familiale, viser une couche régulière de plusieurs centimètres, compacte mais non tassée comme du béton.
  6. Installer un géotextile résistant sur toute la surface, en le faisant remonter légèrement sur les bords. Il sert de barrière anti-perforation et limite la repousse des herbes depuis le sol.
  7. Si le sol est très vivant ou irrégulier, ajouter une protection complémentaire au-dessus du géotextile (feutre épais dédié ou seconde couche). Éviter les bâches fines de chantier qui se déchirent et créent des plis coupants.
  8. Déplier la citerne à vide, la positionner sans la traîner sur le sol, puis aligner les raccords (arrivée, sortie, évent) pour qu’ils restent accessibles et non en tension.
  9. Raccorder l’arrivée d’eau avec un filtre simple (feuilles, sable) et prévoir un trop-plein dirigé vers une zone qui accepte l’eau (fossé, noue, massif, ou drain de dispersion), jamais sous la citerne.
  10. Remplir progressivement : d’abord 5 à 10 cm d’eau, puis lisser les plis à la main (sans tirer brutalement). Contrôler que la citerne s’étale de façon uniforme et que rien ne crée de point dur.
  11. Protéger des animaux et des frottements : si poules ou chevreuils circulent, créer une petite barrière. Une structure simple avec palettes peut convenir, à condition de ne pas toucher la bâche (laisser un jeu) et d’éviter tout bord saillant.
  12. Finaliser l’accès : prévoir un cheminement stable pour intervenir (vannes, nettoyage filtre), et garder la zone périphérique propre pour repérer vite une fuite ou un débordement.
  13. Pour le choix 2 000 L ou 5 000 L : retenir le volume que le sol peut supporter et que vous pouvez sécuriser. À 5 000 L, la qualité du support, le contrôle du trop-plein et l’espace autour deviennent beaucoup plus importants qu’à 2 000 L.

Une citerne souple fonctionne bien si elle repose sur une base plane, sablée et protégée par géotextile.
Les problèmes se préviennent surtout avec un trop-plein bien dirigé et une zone dégagée tout autour.
Racines, cailloux et frottements (animaux, palettes) sont les principaux ennemis : on les neutralise avant la mise en eau.

Statut du contenu : SolideSignaler une erreur