Le lierre terrestre s’appelle “lierre” surtout par analogie rampante, pas parce qu’il est apparenté au lierre grimpant. C’est une petite plante rampante, très commune au jardin, qui s’étale vite et peut rappeler un “mini lierre” au ras du sol. En anglais, on le trouve le plus souvent sous le nom de ground ivy (et aussi creeping charlie). Ses “bienfaits” sont surtout pratiques : couvre-sol mellifère, comestible en petite quantité, et plante traditionnelle en tisane, sans en faire une promesse de santé.

Si votre question est “est-ce le même que le lierre qui grimpe aux murs ?”, la réponse est non : le lierre terrestre est généralement Glechoma hederacea (famille des Lamiacées, comme la menthe), alors que le lierre grimpant est Hedera helix (famille des Araliacées).

Pourquoi “lierre” alors que ce n’est pas un lierre grimpant ?

Le nom vient d’une ressemblance de comportement : le lierre terrestre forme des tapis denses et persistants, comme un lierre… mais au sol. Ses tiges rampantes s’allongent, s’enracinent parfois aux nœuds et colonisent rapidement une zone, ce qui évoque l’idée de “plante qui court” associée au lierre. Les feuilles, souvent arrondies à réniformes, peuvent rappeler (de loin) un feuillage de lierre juvénile, ce qui a renforcé le surnom populaire.

Le deuxième indice est dans le nom latin : hederacea signifie “qui ressemble au lierre” (Hedera). On est donc sur un nom descriptif, pas sur une parenté botanique. Enfin, son habitat explique aussi la confusion : zones fraîches, mi-ombragées, sols riches et humides, des endroits où l’on voit aussi souvent du lierre grimpant à proximité. Cette association “même ambiance, même effet couvre-sol” a ancré le terme dans le langage courant.

Que faire au jardin : l’utiliser, la limiter, et connaître ses atouts (étapes simples)

  1. Identifier la plante : feuilles opposées, tiges carrées (typique des Lamiacées), petites fleurs violettes au printemps, odeur aromatique quand on froisse.
  2. Vérifier où elle s’installe : elle gagne surtout là où le sol reste frais, riche et peu remué, souvent en bord de pelouse, sous haies, au pied des fruitiers.
  3. Si vous la gardez en couvre-sol : laissez-la occuper les zones difficiles (mi-ombre, sol vivant) et observez si elle concurrence vos jeunes plants ; elle est utile pour couvrir le sol et limiter l’évaporation.
  4. Pour la contenir sans chimie : coupez les tiges rampantes avant qu’elles ne s’étendent, surtout en fin d’hiver et au printemps quand la croissance redémarre.
  5. Arracher efficacement : soulevez le tapis par plaques après une pluie, en cherchant les tiges qui s’enracinent aux nœuds ; c’est plus rapide que de tirer “feuille par feuille”.
  6. Rééquilibrer la zone : densifiez avec une plante couvre-sol choisie (fraisier, petite pervenche, lamier, thym en zone plus sèche) ou mettez un paillage épais si vous voulez repartir sur une zone nue.
  7. En pelouse : tondez plus haut et aérez les zones compactées ; le lierre terrestre profite des pelouses clairsemées et des sols tassés.
  8. Si vous voulez le goûter : utilisez-le comme aromate ponctuel (goût mentholé/amer) dans une salade ou une infusion légère, en petite quantité, et évitez si doute (grossesse, traitement, terrain allergique) en demandant un avis professionnel.
  9. Pour les pollinisateurs : notez qu’il fleurit tôt et nourrit des insectes au printemps ; si vous l’éliminez partout, gardez-en un petit coin “réserve”.

Le lierre terrestre s’appelle “lierre” par ressemblance et par ancien usage du mot, pas par parenté botanique.

Au jardin, c’est un couvre-sol utile en zone fraîche, mais il se contient bien en coupant et en arrachant par temps humide.

En anglais, cherchez “ground ivy” (ou “creeping charlie”) et gardez en tête ses atouts simples : couvre-sol, mellifère, aromatique en usage modéré.

Statut du contenu : SolideSignaler une erreur