Ronces et faux : une relation d’arguments piquants et tranchants
La rencontre entre ronces (Rubus fruticosus agg.) et faux pose une question classique en permaculture : faut-il éliminer un “envahisseur” à la lame, ou reconnaître un allié écologique et gérer sa vigueur"Vigueur" fait référence à la capacité d'un arbuste fruitier à pousser et à se développer de manière saine et robuste, une indication de sa bonne santé et productivité. ? Derrière le geste de faucher se cache un arbitrage entre ouverture d’espace (lumière, accès, cultures) et maintien de fonctions utiles (sol, biodiversité, microclimatC'est une zone qui a des conditions climatiques légèrement différentes des environs directes, souvent influencées par le relief, l'orientation ou la végétation locale. Très utile en permaculture pour favoriser la diversité d'espèces.). La problématique devient alors : la faux est-elle un outil pertinent contre les ronces, ou risque-t-elle d’épuiser le jardinier plus que la plante ?
Faits utiles sur la ronce
La ronce est une pionnière : elle colonise vite les milieux perturbés, protège le sol nu, offre nectar et pollen, et ses fruits nourrissent faune et humains. Les fourrés servent d’abri à de nombreux oiseaux et auxiliaires. En agroécologie, on la considère souvent comme un indicateur : excès de lumière après coupe, lisière dynamique, ou espace laissé en friche.
La faux face aux tiges ligneusesLes ligneuses sont des plantes pérennes qui se caractérisent par leur tige principale en bois, comme les arbres et les arbustes. Elles sont présentes dans diverses zones de randonnée.
La faux excelle sur les herbacées, mais devient moins efficace sur des tiges ligneuses, arquées et épineuses. Une coupe répétée peut affaiblir la ronce à moyen terme, mais demande de la régularité (plusieurs passages par saison) et une bonne sécurité de travail. En gestion douce, la coupe à ras vise surtout à contenir et à “fatiguer” la plante, plus qu’à l’éradiquer en une fois.
Réponses permaculturelles : contenir, utiliser, protéger
Une stratégie courante consiste à conserver des zones de ronces en lisière (réservoir de biodiversité) et à dégager des couloirs d’accès. Les coupes peuvent alimenter un paillage grossier ou des haies mortes, utiles pour freiner le piétinement, protéger des semis et créer des habitats. Pour réduire la repousse, l’approche agroécologique privilégie la couverture du sol (carton + mulchLe mulch, aussi appelé paillis, est un revêtement de la surface du sol fait de matériaux organiques ou minéraux, servant à protéger, enrichir ou améliorer la structure du sol. épais) après coupe, plutôt qu’un “combat” uniquement mécanique.
Voir sur Permapassion la chaîne ; https://youtu.be/spHX4jPhuSk